Évangéliser aujourd'hui
Réflexions sur l’évangélisation
Vous avez dit « difficile » ?
Aujourd’hui, certains se plaignent que l’évangélisation est difficile. Beaucoup d’efforts et souvent peu de résultats apparents. Immédiatement, l’outil est remis en question : le traité, c’est dépassé ! D’autres formes d’évangélisation subissent la même critique. C’est peut-être vite dit. D’autant qu’à en croire les expériences difficiles des uns et des autres, plus aucun moyen ne marche! Pourtant, d’autres, avec les mêmes traités, les mêmes moyens d’évangélisation, sont néanmoins encouragés par des résultats positifs !
Oui !
« Sache bien que dans la période finale de l’histoire, les temps seront difficiles » (2 Tim 3 : 1). Nous sommes dans des temps difficiles, du moins en France. Nos contemporains ne manifestent pas une soif évidente de la Parole de Dieu. Il est juste de se demander comment les approcher. Nous devons améliorer nos outils.
Quand j’ai tendance à baisser les bras, à me dire que ça ne vaut pas la peine, je trouve personnellement un grand encouragement dans l’exhortation forte et sans ambiguïté de Paul : « Je te le recommande solennellement : proclame la Parole, insiste, que l’occasion soit favorable ou non, convaincs, réprimande, encourage par ton enseignement, avec une patience inlassable » (2 Tim 4 : 2).
Si l’évangélisation est difficile, nous devons d’autant plus persévérer et continuer de proclamer la Parole…
… avec une patience inlassable
Dans notre évaluation de l’évangélisation, c’est peut-être l’un des premiers aspects à envisager. Avons-nous travaillé, semé, évangélisé, proclamé la Parole avec patience et persévérance ? Ne sommes-nous pas plutôt freinés, englués dans les problèmes domestiques de l’Église qui absorbent notre énergie ? L’abondance des moyens des projets proposés est-elle démobilisatrice ? Ou bien la routine a-t-elle installé un style d’évangélisation qui ne reflète plus l’attente patiente de l’action de Dieu ?
… favorables ou non !
Quels peuvent être les critères qui permettent de décider qu’un moyen d’évangélisation n’est plus adapté ? En vertu de quels principes les traités, par exemple, ne seraient plus des outils d’évangélisation adaptés ? Très délicat, incertain…
Faux hier, vrai aujourd’hui !

Il est frappant de voir que certains font, avec les outils d’évangélisation, des expériences radicalement différentes. Un moyen qui marche ici ne marche pas là-bas. Un traité qui ne provoque aucune réaction en déclenche une ailleurs ! Ni l’évangélisation ni la communication ne sont des sciences exactes. Une chose est sûre : impossible de généraliser. Impossible d’éliminer un outil plutôt qu’un autre. Si votre expérience a été mauvaise hier avec un moyen d’évangélisation, rien ne dit qu’aujourd’hui celui-ci n’est pas très utile pour créer de nouveaux contacts.
Une stratégie globale
Et puis, quel est votre objectif ? Les membres de votre Église ont-ils des contacts ? Où en sont ces contacts dans leur processus de décision spirituelle ? Si ceux-ci n’ont aucune information spirituelle, ce n’est pas le moment d’inviter un évangéliste.
Si au contraire ces contacts ont déjà une attitude positive proche de la conversion, ce n’est pas le moment d’organiser un concert de musique classique ! Avez-vous une vision structurée du témoignage de votre Église, de votre évangélisation ? Peut-être certaines déceptions sont-elles tout simplement le résultat d’une mauvaise adaptation des moyens d’évangélisation par rapport à l’étape à laquelle se situent les contacts développés par l’Église. Ce qui est vrai sur le plan spirituel est aussi vrai sur le plan social. C’est pourquoi il nous faut…
… chercher des « niches »
Dans presque tous les domaines, l’enjeu est là. Savoir à qui l’on s’adresse et communiquer juste – ou offrir le produit adapté. C’est une des conséquences de la postmodernité. Il n’y a plus un public, mais des publics, qu’il nous faut découvrir pour mieux les atteindre ! C’est pourquoi ce catalogue offre des séries de traités. Chacune s’efforce de viser une « niche » de lecteurs. Il ne s’agit pas de choisir ceux-ci en fonction de votre œil ou de votre goût personnel. Nous sommes parfois un peu déçus de constater que les traités les plus demandés sont des traités très classiques dans le fond et la forme. Parce qu’ils plaisent mieux aux chrétiens? Dommage, ils n’ont pas été écrits ni conçus pour eux. Mais pour des publics ciblés !
Utiliser toutes les possibilités
Puisque nous sommes en face de tant de publics différents, puisque les modes passent si vite, puisque capter l’intérêt des personnes est si difficile, puisque les attentes sont si différentes, une réponse est de multiplier, autant que possible, nos moyens d’évangélisation. Les possibilités d’utilisation du traité sont illimitées.
Le devoir de mieux faire
L’exhortation de Paul – « Je te le recommande solennellement : proclame la Parole, insiste, que l’occasion soit favorable ou non […] avec une patience inlassable » – est capitale. Nous devons reprendre courage. Nous devons nous mobiliser, annoncer sans baisser les bras la Bonne Nouvelle de l’Évangile à cause de la perdition à laquelle tous nos concitoyens sont promis, s’ils ne rencontrent pas le Christ. Cette sinistre réalité détermine l’urgence de notre mission. Elle est aussi une invitation à mieux faire. Persévérer ne signifie pas que nous ne devons pas nous remettre en question et nous interroger sur nos manières de faire. Au contraire ! Puisqu’il y a urgence, nous sommes dans l’obligation de réfléchir comment mieux faire, quelles personnes nous voulons toucher, avec quels outils, quels traités ?
Cette obligation, nous la faisons nôtre. C’est pour cela que nous essayons de vous proposer des traités actuels, accrocheurs, « tendance », sans compromis sur le message !
Que le Seigneur vous encourage dans ces temps difficiles. Ensemble, relevons le défi : avec une patience inlassable, proclamons la Parole.